Le passage des écluses

Le passage d’une écluse est une manœuvre simple et c’est souvent un moment privilégié de votre croisière qui va vous permettre d’échanger avec l’éclusier, de marquer une halte, rencontrer des locaux…

 

Sur le Blavet, les écluses se trouvent toujours côté halage et sont ouvertes de 9h à 12h30 et de 13h30 à 18h45 (19h15 entre le 16 Juin et la 16 Octobre). L’éclusage est gratuit et prend en moyenne 20 minutes. Sur le Blavet canalisé, les écluses sont exclusivement manuelles et un éclusier sera là pour vous accompagner dans la manœuvre.

Bien souvent, une personne est en charge de plusieurs écluses et certaines d'entre elles sont donc inhabitées. Il est important, au début de votre promenade, que vous informiez sur votre parcours le premier éclusier que vous rencontrez afin que celui-ci puisse assurer le déplacement ou prévenir les éclusiers concernés.

A l’approche une écluse, vous devez ralentir et utiliser la corne de brume mis à votre disposition pour prévenir l’éclusier de votre arrivée.


 

Aux abords de l'écluse

Si les vantaux (portes) sont fermés, patientez le temps que l'éclusier manoeuvre en vous tenant suffisamment éloignés pour éviter les remous.

Si des bateaux se trouvent dans l'écluse, attendez qu'ils sortent.

Quand on vous aura fait signe, avancez dans le sas et une fois que le bateau est immobilisé, lancez les amarres (cordages) à l'éclusier afin qu'il attache le bateau.

Dans l'écluse

L'éclusier va fermer les vantaux que vous venez de passer et ouvrir les vannes. Petit à petit, le niveau d'eau va s'équilibrer avec celui de votre destination (haut en amont, bas en aval). Il est important pendant ce temps de ne pas utiliser le moteur et de faire en sorte que les amarres restent bien tendues.

A la sortie de l'écluse

Une fois que les niveaux d'eau sont équilibrés, l'éclusier présent va ouvrir les vantaux et vous pourrez repartir doucement.

Si plusieurs bateaux, sont dans l'écluse, respectez l'ordre de sortie en fonction de la place de ces bateaux.


Les plantes envahissantes

Pendant votre promenade, vous serez surement amenés à apercevoir une plante aquatique invasive qui est présente dans le Blavet depuis quelques années : l'élodée.

 

Les élodées sont un genre de plante aquatique originaire d’Amérique du Nord. L’introduction de certaines espèces dans les cours d’eau d’Europe (dont le Blavet) ou d’autres parties du monde a créé certains problèmes dû à leur prolifération incontrôlable. 

Cette plante est particulièrement vivace, dès qu’elle est coupée, elle se bouture. De plus, la sécheresse à laquelle nous faisons face depuis quelques années a tendance à accélérer la croissance de la plante. En effet, la diminution de la quantité d’eau permet une plus grande concentration des minéraux qu’elle convoite.

Complètement immergée, vous la remarquerez grâce à ses petites fleurs blanches qui éclosent à la surface de l’eau. Sa croissance est très rapide et va jusqu'à atteindre les 2 à 3cm par jour ! La plante peut former des tiges longues de plusieurs mètres qui sont garnies de petites feuilles et à terme, elle forme de vraies touffes très denses, ce qui gêne la pratique de certaines activités liées à l'eau. 

Beaucoup de personnes associent à tord l’élodée aux algues vertes présentes sur les côtes bretonnes. Pourtant, beaucoup l'ont déjà cotoyé dans un contexte autre. L'élodée est une plante (et non une algue) très couramment employée pour la décoration des aquariums et vendue en animalerie.

Connue pour ses vertues oxygénantes, le risque de sa trop grande propagation est le développement d’algues toxiques, de cyanobactéries qui empêcherait l’utilisation de l’eau. Sa prolifération cause des désagréments pour la navigation, les activités liées à l'eau et la baignade ! A ce jour, il n'a pas de solution pour en venir à bout. Aucun organisme aquatique autochtone n’est capable de réguler sa progression, seul le faucardage mis en place permet de maintenir un milieu acceptable.